Le donjon de Naheulbeuk et Olgir le barde

Une comparaison entre le donjon de Naheulbeuk et Olgir le barde, voilà un sujet délicat pour moi, mais sur lequel je me dois d’écrire malgré mes réticences.

Quand je me suis lancé dans l’écriture de romans de fantasy humoristique, je me doutais qu’on essaierait de rattacher mon style aux pointures du genre. Je comprends parfaitement cette réaction, puisque je la pratique de temps en temps devant de nouvelles lectures. Quand on me demande si mes ouvrages sont des parodies de classiques comme le seigneur des anneaux, je n’ai aucun problème à répondre que non. Des parodies de ce genre ont déjà été écrites et je ne vois pas l’intérêt d’en refaire d’autres. Souvent, le fameux Terry Pratchett est cité. Dans ce cas-là non plus, je n’ai aucun souci à me détacher du grand maitre, car nous ne jouons pas sur le même style d’humour. Terry Pratchett utilise beaucoup les situations absurdes et les anachronismes, et il le fait très bien, moi pas du tout. Par contre, dès que le nom de Naheulbeuk intervient dans la conversation, je suis plus mitigé et pour plusieurs raisons.les aventuriers du donjon de naheulbeuk

D’abord, en matière de lecture, je maitrise mieux l’univers de John Lang ( alias Pen of Chaos que j’ai eu la chance de croiser aux imaginales) que celui de Terry Pratchett dont je n’ai lu que quatre romans. En ce qui concerne le donjon de Naheulbeuk, j’ai suivi toute la saga en MP3 avant de lire les romans, en passant par la bande dessinée et les chansons (qui assurent un max en live). De plus, j’apprécie plus l’humour du donjon, car plus proche de mes références rolistes. Je suis sans aucun doute plus influencé par John Lang que par Terry Pratchett.

Ce qui rapproche le plus mes œuvres de celles de John Lang, en dehors de l’univers de fantasy et de l’humour, est le jeu de rôles. Ayant longtemps pratiqué ce loisir, j’ai replacé autour d’Olgir des compagnons dignes d’un groupe d’aventuriers : un chevalier (costaud, brave avec une belle armure et une belle épée), un magicien (qui s’la pète avec sa baguette), un elfe (éclaireur, archer et beau comme un dieu) et un membre caractéristique de la race naine (costaud, fier et râleur). Sur plusieurs points, mes romans diffèrent de ceux de John Lang. Je n’écris pas une parodie de jeu de rôles, thème fort bien représenté par le donjon de Naheulbeuk. Mon groupe de personnages n’est pas une équipe de bras cassés, ils sont plutôt doués mis à part le mage qui est un peu limite. Au niveau de l’humour, je joue moins sur l’absurde et plus sur les jeux de mots et les situations cocasses engendrées par les différences entre les races. En résumé, j’espère écrire dans un registre suffisamment différent de John Lang pour que les lecteurs trouvent leur compte en parcourant nos deux univers.

Bien sûr, ceci n’est qu’une comparaison partiale entre le monde du donjon de Naheulbeuk et celui d’Olgir, donc forcément critiquable. Je serai ravi d’échanger sur le sujet avec qui le souhaite.
Dans mes rêves, j’ai une discussion fort plaisante avec John Lang.

éditions du dragon noir éditeur de romans de fantasy et de fantastique olgir barde

PS : J’aurai peut-être dû faire cet article plus tôt pour éviter à ce journaliste de confondre les deux univers dans son article « NAHEULBEUK a crotché la Souris « 

 

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